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Depuis les années 1980, le kawaii s’exporte à travers le monde (sous l'impulsion du gouvernement japonais), influençant la mode et la culture populaire, mais souvent dans une forme simplifiée, voire essentialiste, manifestant peut-être un orientalisme réducteur.

 

 

Les styles Harajuku et Lolita inspirent des marques et des célébrités occidentales, tandis que des produits comme les peluches Labubu sont devenus les symboles de la surconsommation effrénée.

 

Au Japon, bien que le kawaii soit extrêmement populaire dans la culture visuelle, adopter un style kawaii intégral reste souvent mal perçu. Dans une société conservatrice, toute expression qui sort des normes établies

attire les critiques, et ceux qui revendiquent leur identité

à travers leur apparence continuent de se confronter aux

jugements.

 

Ainsi, le kawaii conserve en partie sa dimension subversive

dans son pays d’origine, alors même que son esthétique est

largement diffusée et diluée à l’international.