Cependant, si la mode afro gagne en visibilité, elle continue de se heurter à des défis structurels liés à la représentation et à la légitimité.
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Cependant, si la mode afro gagne en visibilité, elle continue de se heurter à des défis structurels liés à la représentation et à la légitimité.
Pourtant, le travail pour la reconnaissance reste constant face à une appropriation culturelle rampante et à un effacement quasi systématique des créateurs africains au profit des marques occidentales, dans une industrie de la mode qui perpétue des fonctionnements racistes et coloniaux.
L’émergence de créatrices telles que Grace Wales Bonner, récemment nommée à la tête d’Hermès,
symbolise une légitimation par les institutions dominantes longtemps attendue.
Comme le rappellent les commissaires de l’exposition Africa’s Fashion Diaspora au FIT, la mode afro ne se limite pas à des tendances mais s’inscrit dans une continuité de luttes, d’influences et de récits transnationaux. Copiée, parfois effacée, elle est avant tout un espace de résistance et d’affirmation, pour revendiquer sa place dans une histoire globale où la créativité noire n’est plus à la marge, mais au centre des discours.